La pratique sportive en France n’a jamais été aussi répandue. Selon le dernier baromètre national des pratiques sportives publié début 2026 par l’Injep (Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire), 61 % des Français de 15 ans et plus déclarent une activité sportive régulière, un niveau jamais atteint depuis la création de cet indicateur. En intégrant les pratiques occasionnelles, ce sont même 72 % des habitants qui disent avoir bougé au moins une fois dans l’année.
Une progression continue depuis 2018
L’enquête, menée en juin et juillet 2025 auprès de plus de 4 000 personnes, mesure une hausse de 7 points en sept ans, dont 2 points rien que depuis 2023. Cette accélération récente n’est pas anodine : elle intervient dans le sillage direct des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, dont l’effet d’entraînement semble s’installer dans la durée plutôt que de retomber après l’événement.
- 61 % de pratiquants réguliers en 2025, contre 54 % en 2018
- 72 % de Français actifs au moins occasionnellement sur l’année
- +7 points en sept ans, +2 points depuis 2023
La marche et la course toujours en tête
Sans surprise, ce sont les activités les plus accessibles qui tirent la dynamique. La marche et la course à pied restent la famille de pratiques la plus répandue, avec 32 % des personnes interrogées qui en font chaque semaine, contre 25 % en 2018. Ces disciplines ne nécessitent ni matériel coûteux ni inscription en club, ce qui explique en partie leur poids grandissant face aux activités demandant des équipements spécifiques.
Un écart hommes-femmes en voie de disparition
Autre enseignement marquant du baromètre : l’écart de pratique entre les hommes et les femmes s’est fortement resserré, passant de 6 points en 2018 à seulement 1 point en 2025. Cette quasi-parité traduit une évolution de fond dans l’accès aux équipements sportifs, aux créneaux dédiés et à l’offre de disciplines proposées aux femmes, en club comme en pratique libre.
La santé avant la performance
Le baromètre confirme aussi un changement de motivation profond : la santé et le bien-être constituent désormais le premier moteur de la pratique sportive, loin devant la compétition ou la performance. Un basculement qui concerne toutes les générations, des jeunes actifs aux seniors soucieux de préserver leur autonomie, et qui rejoint les préoccupations plus larges de prévention en santé publique.
Pourquoi cette dynamique compte
Au-delà des chiffres, cette progression a des implications concrètes : davantage de fréquentation dans les équipements publics (stades, gymnases, sentiers), une demande croissante pour des créneaux libres en dehors des clubs traditionnels, et un potentiel effet positif sur les dépenses de santé à long terme. Les collectivités locales, qui gèrent une large part des infrastructures sportives de proximité, devront anticiper cette hausse durable de la fréquentation plutôt que d’y voir un simple effet de mode post-olympique.
Questions fréquentes
Quelle est la source de ces chiffres sur la pratique sportive en France ?
Il s’agit du baromètre national des pratiques sportives, réalisé par l’Injep (Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire) à partir d’une enquête menée en juin-juillet 2025 auprès de plus de 4 000 personnes, et publié début 2026.
Les Jeux olympiques de Paris ont-ils vraiment eu un effet durable ?
Les données suggèrent que oui : la progression de la pratique sportive s’est accélérée après les Jeux de 2024, avec un gain de 2 points rien qu’entre 2023 et 2025, ce qui indique un effet d’entraînement qui se maintient plutôt qu’un engouement ponctuel.
Quelles activités sportives progressent le plus ?
La marche et la course à pied restent les pratiques les plus populaires, avec 32 % de pratiquants hebdomadaires en 2025 contre 25 % en 2018, portées par leur accessibilité et leur faible coût d’entrée.
Sources
Le Cercle Points – Pratique sportive en France : niveau record selon l’Injep
Actusen – Pratique sportive en France, un niveau record
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


