Depuis le début de l’année 2026, la France enregistre en moyenne trois vols de données par jour visant les systèmes d’information de l’État, selon les chiffres communiqués par le gouvernement. Face à cette pression croissante, les pouvoirs publics accélèrent la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie numérique et réorganisent la gouvernance de la cybersécurité de l’État. Explications sur une bascule qui concerne aussi bien les ministères que les collectivités et les entreprises.
Une menace qui s’intensifie contre les administrations
Le constat dressé par le gouvernement est sans détour : les cyberattaques contre les systèmes d’information publics se multiplient, portées par des techniques de plus en plus sophistiquées (hameçonnage ciblé, exploitation de comptes compromis, recours à l’intelligence artificielle générative pour automatiser les intrusions). Le rythme moyen de trois vols de données quotidiens touchant les administrations depuis janvier 2026 illustre l’ampleur du défi auquel doit répondre l’État.
La stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030
Pour y répondre, la Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030, pilotée par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), prolonge les orientations de la dernière Revue nationale stratégique. Son objectif affiché est de faire de la France une « nation cyber » de premier rang, en renforçant les moyens de détection, de réaction et de coordination entre les administrations. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) reste l’opérateur central de cette doctrine, via notamment son centre de veille CERT-FR, qui publie chaque année un panorama détaillé de la cybermenace observée en France.
Une réorganisation numérique annoncée pour les ministères
Fin avril 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé son intention de rapprocher deux directions interministérielles clés, la Dinum (direction interministérielle du numérique) et la DITP (direction interministérielle de la transformation publique), afin de créer une autorité numérique de l’État directement rattachée à Matignon. L’objectif annoncé : mieux standardiser et sécuriser les infrastructures numériques des ministères, dans un contexte où le pilotage de la cybersécurité de l’État a pu apparaître dispersé entre plusieurs structures. Les modalités précises de cette réorganisation ont depuis fait l’objet d’ajustements et de débats entre administrations concernées, signe de la difficulté à réformer rapidement une gouvernance numérique historiquement éclatée.
Ce mouvement s’inscrit dans une tendance plus large de transformation des organisations face aux enjeux numériques, un sujet suivi de près dans la rubrique dédiée à la vie des entreprises et de la société.
Ce que cela change pour les collectivités et les entreprises
Si la réorganisation annoncée concerne d’abord l’échelon central de l’État, la même logique de renforcement s’applique aux collectivités territoriales et aux petites structures, souvent moins bien protégées que les grandes administrations. Les recommandations de base restent constantes : mise à jour régulière des logiciels, authentification à plusieurs facteurs, sauvegardes déconnectées du réseau principal et sensibilisation des équipes au phishing. Pour les professionnels qui gèrent des données sensibles au quotidien, ces bonnes pratiques rejoignent les enjeux plus larges abordés dans la rubrique Services Pro – Particulier.
Plus largement, cette actualité rappelle que la sécurité numérique n’est plus un sujet réservé aux spécialistes informatiques : elle concerne désormais tous les usages professionnels et personnels décrits dans la rubrique Internet – Activités en Ligne du magazine.
Questions fréquentes
Combien de vols de données touchent l’État français chaque jour ?
Le gouvernement recense en moyenne trois vols de données par jour visant les systèmes d’information de l’État depuis le début de l’année 2026, un rythme qui a motivé le renforcement de la stratégie nationale de cybersécurité.
Qu’est-ce que la Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030 ?
C’est le document cadre piloté par le SGDSN qui fixe la trajectoire de la France pour renforcer la détection, la réaction et la coordination face aux cybermenaces, en s’appuyant notamment sur l’ANSSI comme opérateur central.
Pourquoi rapproche-t-on la Dinum et la DITP ?
Le Premier ministre a annoncé ce rapprochement fin avril 2026 pour créer une autorité numérique de l’État rattachée à Matignon, avec pour objectif de mieux standardiser et sécuriser les infrastructures numériques des ministères, alors que le pilotage était jusque-là réparti entre plusieurs structures.
Sources
ANSSI — cyber.gouv.fr
SGDSN — Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030
Acteurs Publics — Le Premier ministre annonce la fusion prochaine de la Dinum et la DITP
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


