Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau droit s’ajoute au congé maternité, paternité ou d’adoption : le congé de naissance. Ce congé supplémentaire, rémunéré, ouvert à tous les parents actifs, marque une évolution concrète pour les familles françaises qui souhaitent passer plus de temps avec leur nouveau-né sans perdre l’intégralité de leur salaire. Voici ce qui change réellement, pour qui, et comment en bénéficier.
Un congé de deux mois, à répartir librement
Le congé supplémentaire de naissance (CSN) dure au maximum deux mois. Les parents peuvent le prendre de plusieurs façons : en une seule fois sur un mois, en deux mois consécutifs, ou en deux périodes séparées d’un mois chacune, sans obligation qu’elles se suivent. Cette souplesse permet d’adapter la prise du congé aux contraintes professionnelles et familiales de chaque foyer, par exemple pour accompagner l’enfant lors de ses premiers mois puis à nouveau plus tard dans l’année.
Le droit est individuel et personnel : chaque parent dispose de son propre quota de deux mois, qui ne peut pas être transféré à l’autre parent. Un couple peut donc, en théorie, cumuler jusqu’à quatre mois de congé supplémentaire à eux deux, en plus des congés maternité, paternité ou d’adoption déjà existants.
Qui peut en bénéficier, et combien c’est payé
Le congé de naissance est ouvert à tous les parents actifs : salariés du privé, agents de la fonction publique et travailleurs indépendants. Côté rémunération, le congé est indemnisé à hauteur de 70 % du salaire le premier mois, puis 60 % le second mois – un niveau de prise en charge identique pour les salariés et les fonctionnaires.
- Durée maximale : 2 mois par parent
- Prise en charge : 70 % le 1er mois, 60 % le 2e mois
- Public concerné : salariés, fonctionnaires, indépendants
- Délai pour le prendre : dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant
Autre précision utile pour les familles concernées par la période de transition : pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le délai de neuf mois pour poser ce congé ne commence à courir qu’à partir du 1er juillet 2026, date d’entrée en vigueur du dispositif.
Une mesure qui s’inscrit dans une évolution plus large des droits des parents
Ce nouveau congé ne remplace aucun droit existant : il vient s’ajouter aux congés maternité, paternité et d’accueil de l’enfant, dans une logique de renforcement progressif de l’accompagnement des jeunes parents. Pour les foyers concernés, la question se pose désormais moins en termes d’organisation professionnelle qu’en termes d’arbitrage financier, le passage à 60 % de rémunération le second mois pouvant peser sur le budget du foyer – un point à anticiper dans la gestion de son budget familial. Les employeurs, de leur côté, doivent adapter leurs procédures RH pour intégrer ce nouveau droit, au même titre que les autres démarches administratives liées à l’arrivée d’un enfant.
Les parents intéressés peuvent d’ores et déjà se rapprocher de leur employeur ou de leur caisse (CAF, Sécurité sociale, ou service RH pour la fonction publique) afin d’anticiper la répartition de ce congé et son impact sur leurs revenus.
Questions fréquentes
Le congé de naissance remplace-t-il le congé parental d’éducation ?
Non, il s’agit d’un dispositif distinct et supplémentaire, qui s’ajoute aux congés maternité, paternité ou d’adoption déjà existants. Il ne se substitue pas au congé parental d’éducation classique.
Peut-on prendre les deux mois de congé en même temps que son conjoint ?
Oui, chaque parent dispose de son propre droit individuel de deux mois, non transférable. Les deux parents peuvent donc, s’ils le souhaitent, poser leur congé sur des périodes qui se chevauchent ou non, selon leurs contraintes.
Que se passe-t-il si l’enfant est né avant le 1er juillet 2026 ?
Pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le délai de neuf mois pour poser le congé de naissance débute au 1er juillet 2026, date d’entrée en vigueur du dispositif, et non à la date de naissance de l’enfant.
Sources
info.gouv.fr,
solidarites.gouv.fr – Ministère du Travail et des Solidarités,
ameli.fr
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


