Un jeune actif sur cinq est aujourd’hui sans emploi en France. Face à ce constat, le gouvernement a lancé le plan « Emploi futur », un dispositif de 15 mesures destiné à faciliter l’entrée des jeunes dans la vie active, sans attendre une nouvelle loi ni un budget supplémentaire. Décryptage d’un plan qui doit produire ses premiers effets dès la rentrée 2026.
Un taux de chômage des jeunes en nette hausse
Selon les derniers chiffres disponibles, le taux de chômage des 15-24 ans atteint 21,1 % au premier trimestre 2026, soit une progression de 2 points sur un an et de 4,5 points sur trois ans. Plus préoccupant encore, la part des 15-29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (les « NEET ») s’élève à 13,1 % sur la même période. Du côté des jeunes diplômés de grandes écoles, la situation reste plus favorable mais se dégrade : le taux net d'emploi à moins de six mois après le diplôme est de 76 %, en recul de 4,2 points par rapport à l’an dernier.
C’est dans ce contexte que le plan Emploi futur, présenté début mai 2026, fixe un objectif ambitieux : faire passer le taux d'emploi des 15-24 ans de 34 % à 40 % d’ici 2030.
Trois axes, 15 mesures concrètes
Le plan s’articule autour de trois priorités.
- Mieux s’orienter : un nouvel outil baptisé InserScore permettra de comparer les formations selon leur taux d’insertion professionnelle et les salaires à la sortie. Une application unique, « 1JeuneDesSolutions », doit centraliser dès la rentrée 2026 les offres d'emploi, de stages, d’alternance et les aides financières disponibles pour les jeunes.
- Multiplier les expériences : un passeport de compétences numérique regroupera stages, jobs étudiants, bénévolat et pratiques sportives pour générer automatiquement un CV enrichi. Les périodes professionnelles seront aussi systématisées dans des dispositifs comme le contrat d’engagement jeune.
- Éviter le décrochage : le dispositif AvenirPro, qui a déjà accompagné plus de 700 000 jeunes depuis 2021, sera généralisé, et une déclinaison spécifique, AvenirPro Sup, ciblera les étudiants qui quittent l’enseignement supérieur sans diplôme. Des conseillers seront également déployés directement dans les lycées professionnels.
Un plan qui s’ajoute à la réforme de l’apprentissage
Ce plan intervient alors que le financement de l’apprentissage est lui-même en pleine réévolution. La réforme votée fin 2025 revoit à la baisse certaines aides à l'embauche, en particulier pour les niveaux bac+2 et plus, avec un nouveau barème appliqué aux contrats signés depuis le 8 mars 2026. Les exonérations de cotisations sociales pour les employeurs d’apprentis, un temps menacées, ont finalement été maintenues dans la version définitive du texte. Objectif affiché du gouvernement : réaliser entre 450 et 500 millions d’euros d’économies tout en préservant l’attractivité du contrat d’apprentissage pour les entreprises.
Pour les familles et les jeunes en recherche d’orientation, ces évolutions signifient qu’il devient essentiel de comparer précisément les aides disponibles selon le niveau de diplôme visé et la taille de l’entreprise d’accueil, avant de signer un contrat. Voir notre rubrique Économie – Finance pour suivre l’actualité des aides et dispositifs financiers, ou notre rubrique Entreprise – Société pour les enjeux liés à l'emploi.
Ce que cela change concrètement pour les familles
Concrètement, les familles devraient voir apparaître à la rentrée une application unique pour centraliser les recherches de stage ou d’alternance, là où il fallait auparavant consulter plusieurs plateformes. Les lycéens en filière professionnelle bénéficieront d’un accompagnement renforcé, avec des conseillers directement présents dans les établissements. Reste à savoir si ces mesures, appliquées sans moyens budgétaires supplémentaires, suffiront à inverser la tendance dans un marché du travail des jeunes qui reste, pour l’instant, en tension. Pour les parents accompagnant un enfant dans ses choix d’orientation, notre rubrique Famille – Enfant – Senior propose d’autres repères utiles sur la scolarité et l’entrée dans la vie active.
Questions fréquentes
Quand l’application « 1JeuneDesSolutions » sera-t-elle disponible ?
Son lancement est annoncé pour la rentrée 2026. Elle doit regrouper en un seul endroit les offres d'emploi, de stages, d’alternance et les aides financières destinées aux jeunes.
Le plan Emploi futur concerne-t-il aussi les apprentis ?
Oui, indirectement : il s’ajoute à la réforme du financement de l’apprentissage, qui a revu les aides à l'embauche selon le niveau de diplôme et la taille de l’entreprise, tout en maintenant les exonérations de cotisations sociales pour 2026.
Le plan prévoit-il un budget spécifique ?
Non, selon les mesures publiées, les 15 actions du plan sont conçues pour s’appliquer sans loi nouvelle ni budget supplémentaire, en s’appuyant sur des dispositifs et des outils numériques existants ou en cours de déploiement.
Sources
CIDJ — Emploi futur, le plan du gouvernement
Centre Inffo — Chiffres de l'emploi des jeunes en alternance, T1 2026
UIMM — 3 graphiques pour décrypter l'emploi des jeunes en France
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


