La loi relance logement et un nouveau statut locatif occupent le devant de la scène en cette rentrée 2026, alors que la construction neuve reste en difficulté en France. Entre recul des mises en chantier, simplification des permis de construire et remplacement du dispositif Pinel, voici ce qui change concrètement pour les futurs propriétaires, bailleurs et porteurs de projets.
La construction neuve toujours en difficulté
Le secteur du logement neuf reste fragile : la construction recule encore en 2026 et l’objectif de production fixé par le gouvernement ne devrait pas être atteint cette année. Seul le segment de la maison individuelle fait exception, avec une croissance attendue autour de 20 % sur l’année. Ce contraste illustre une demande toujours présente côté particuliers, freinée par le coût du crédit — un sujet que nous avions détaillé dans notre article sur la hausse des taux de crédit immobilier.
Permis de construire : une procédure simplifiée
Présenté en conseil des ministres le 24 juin 2026 par le ministre de la Ville et du Logement, le projet de loi de relance et de décentralisation du logement vise à porter la production à près de 400 000 logements par an, pour atteindre 2 millions d’ici 2030. Le texte s’articule autour de trois axes : construire davantage, rénover le parc existant et décentraliser la politique du logement vers les collectivités.
- Une autorisation de construire unique, qui fusionne plusieurs démarches administratives.
- Des délais d’instruction réduits pour les permis de construire et déclarations préalables.
- Une volonté de limiter les recours abusifs de tiers contre les projets autorisés.
Autre changement concret : depuis le 1er janvier 2026, toutes les demandes d’urbanisme (permis de construire, permis d’aménager, déclarations préalables) doivent obligatoirement être déposées en ligne.
Un nouveau statut pour remplacer le Pinel
Côté investissement locatif, le Budget 2026 installe un nouveau statut de bailleur privé, surnommé dispositif « Jeanbrun », qui succède au Pinel (éteint depuis décembre 2024). Entré en vigueur le 21 février 2026 et applicable jusqu’au 31 décembre 2028 sur tout le territoire, sans découpage par zone, il fonctionne sur un principe différent de son prédécesseur : plutôt qu’une réduction d’impôt directe, il permet à un propriétaire qui loue un bien nu comme résidence principale de déduire chaque année une fraction de la valeur du bien de ses revenus locatifs, dans la limite de 80 % du prix d’acquisition hors terrain, et pour deux logements maximum par foyer.
Ce mécanisme d’amortissement fiscal doit, selon ses promoteurs, relancer l’investissement dans le neuf et le logement rénové, un secteur où les dossiers de type MaPrimeRénov’ restent par ailleurs très sollicités.
Ce que cela change concrètement
- Pour un porteur de projet de construction : des délais administratifs potentiellement plus courts, mais une vigilance accrue sur le choix de l’architecte et du constructeur dans un marché encore tendu.
- Pour un futur bailleur : un nouveau calcul à faire entre amortissement fiscal et rendement locatif, bien différent de l’ancien calcul Pinel.
- Pour un propriétaire qui rénove : l’articulation entre aides à la rénovation énergétique et nouvelles obligations de performance reste un point de vigilance.
Questions fréquentes
Le dispositif Pinel existe-t-il encore en 2026 ?
Non, le Pinel s’est arrêté fin décembre 2024. Il est remplacé depuis février 2026 par le nouveau statut de bailleur privé, basé sur l’amortissement fiscal plutôt que sur une réduction d’impôt.
Faut-il obligatoirement déposer son permis de construire en ligne ?
Oui, depuis le 1er janvier 2026, toutes les demandes d’urbanisme doivent être déposées par voie dématérialisée.
Pourquoi la maison individuelle résiste-t-elle mieux que le collectif ?
La demande des particuliers reste soutenue malgré la crise du logement neuf, ce qui explique la croissance attendue d’environ 20 % sur ce segment en 2026, alors que la construction globale continue de reculer.
Sources
- Empruntis — Logement neuf, la construction cale à nouveau en France
- Maître Reda Kohen — Recours des tiers contre un permis de construire : ce que change le projet de loi logement 2026
- Cyril Jarnias — Budget 2026 : nouvelle fiscalité immobilière et statut du bailleur privé
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


