Dans la Creuse, à Aubusson, un métier à tisser vieux de six siècles donne aujourd’hui vie aux mondes imaginaires du Studio Ghibli. La Cité internationale de la tapisserie vient de dévoiler un nouveau projet mené avec la maison japonaise, preuve que le patrimoine artisanal français sait dialoguer avec la pop culture mondiale sans se renier.
Un savoir-faire UNESCO au service de l’animation japonaise
La tapisserie d’Aubusson, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, est née au Moyen Âge dans cette petite ville de la Creuse. Depuis 2019, la Cité internationale de la tapisserie a noué un partenariat avec le Studio Ghibli pour tisser, fil après fil, les images les plus marquantes de l’œuvre d’Hayao Miyazaki. Après plusieurs pièces consacrées à des films comme Princess Mononoke ou Le Voyage de Chihiro, l’atelier a achevé cet été sa pièce la plus ambitieuse : une tapisserie de plus de 31,5 m² représentant Mei et Totoro endormis, fruit d’un an et demi de tissage.
Le nouveau chapitre annoncé ne s’arrête pas à Miyazaki : il associe cette fois Isao Takahata, cofondateur du studio, à travers une œuvre monumentale de 25 m² en cinq parties inspirée du Conte de la princesse Kaguya. Une manière d’élargir le dialogue entre les artisans creusois et l’ensemble de l’imaginaire Ghibli.
Pourquoi cette rencontre change la donne pour le territoire
Au-delà de la prouesse artistique, ce projet a un impact très concret pour la Creuse. La notoriété internationale du Studio Ghibli attire un public nouveau vers un métier d’art parfois perçu comme confidentiel : lycéens en formation, touristes venus d’Asie, amateurs d’animation qui découvrent au passage l’histoire du patrimoine culturel français. Les tapisseries achevées ont d’ailleurs déjà voyagé jusqu’au Japon, exposées à Hiroshima, avant de rejoindre définitivement les collections de la Cité à Aubusson.
Pour les professionnels du secteur, c’est aussi un argument de poids pour la transmission des savoir-faire : chaque pièce mobilise plusieurs lissiers pendant des mois, sur des métiers à tisser traditionnels, dans une région où ce métier d’art reste un pilier économique et identitaire.
Un tremplin pour le tourisme culturel
Ce type de collaboration s’inscrit dans une tendance plus large : celle d’un tourisme culturel qui mise sur les croisements inattendus entre patrimoine local et cultures populaires internationales. La Cité internationale de la tapisserie, qui accueille déjà les tapisseries achevées de la série Miyazaki, espère voir affluer un public élargi, au-delà des amateurs habituels d’art textile. De quoi inspirer d’autres destinations patrimoniales françaises en quête de nouveaux visiteurs.
Pour les familles, la visite prend aussi une dimension ludique : reconnaître Totoro ou les héros de Miyazaki tissés en laine et en soie est une manière accessible d’intéresser les plus jeunes à un artisanat d’ordinaire réservé aux connaisseurs — un pont naturel entre sorties en famille et découverte du patrimoine.
Ce qu’il faut retenir
- Un nouveau projet de tapisserie monumentale associe la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson et le cofondateur du Studio Ghibli, Isao Takahata.
- La pièce, inspirée du Conte de la princesse Kaguya, comptera 25 m² répartis en cinq parties.
- La série consacrée à Hayao Miyazaki s’est enrichie cet été d’une tapisserie de 31,5 m² représentant Mei et Totoro, après dix-huit mois de tissage.
- Ce partenariat renforce l’attractivité touristique et la transmission d’un savoir-faire artisanal classé par l’UNESCO.
Questions fréquentes
Où voir les tapisseries inspirées du Studio Ghibli ?
Les pièces achevées rejoignent les collections permanentes de la Cité internationale de la tapisserie, à Aubusson, dans la Creuse. Certaines ont également été exposées temporairement au Japon.
Depuis quand ce partenariat existe-t-il ?
L’accord entre la Cité internationale de la tapisserie et le Studio Ghibli a été signé en 2019, autour de l’œuvre d’Hayao Miyazaki, avant de s’élargir à d’autres réalisateurs du studio.
Combien de temps faut-il pour tisser une tapisserie monumentale ?
Les pièces les plus grandes, comme celle représentant Mei et Totoro, nécessitent environ un an et demi de travail sur le métier à tisser traditionnel, à plusieurs mains.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale


